Elle aurait pu passé sa vie à l'aimer. Aujourd'hui elle y est résignée, elle n'a plus le droit au choix : elle doit l'oublier. Elle n'aura pas besoin de se forcer, non, son coeur le fera tout seul, de lui même, tout doucement sans même qu'elle s'en rende compte. Ca hante ses nuits. Elle aurait tant à lui dire si elle avait su parler, s'il avait su écouter. Lui faire lire le fond des ses pensées, sans l'étouffer, l'éffrayer. Mais aurait-il compris ? J'en doute. Le matin la belle se reveille et même la nuit elle ne l'oublie. Les regrets et les remords l'envahissent le long de son corps. Des images défilent dans sa tête, les rêves s'envolent. Son paradis s'éffondre, elle sombre. Il lui restait une courte journée pour lui jeter un dernier regard mais elle a tout gâcher, elle tournait la tête dès l'instant où elle sentait sa présence. Le regard indifférent est un perpétuel adieu. Elle est partie, le coeur en larmes, le visage souriant. Elle aurait pu sauver sa vie et son bonheur mais elle a tout laisser couler, laissant venir le malheur. Ses pas avancaient, sans un Adieu, son corps suivait mais ne voulait quitter le lieu. Il était à présent derière elle. Un bonjour annuel contre un Au Revoir eternel. Et les fleurs se fânent autour d'elle, le temps devient froid et les nuages gris la survolent d'en haut. Oh s'il suffisait d'offrir son coeur et de recevoir simplement en échange. Maintenant n'est plus le choix, la jeune vit et vivra, à contre-sens, à contre-coeur, avec un assemblage confus de rancoeur . . .